Dans les Yvelines, une politique volontariste de soutien aux conseils citoyens menée par la préfecture s'est notamment matérialisée par un séminaire d'échange et de travail avec les conseils citoyens, organisé le 8 juin dernier. Retour sur cette expérience et, plus globalement les modalités de soutien des conseils par la Préfecture.

Vous avez organisé le 8 juin dernier un séminaire d'échange et de travail avec les conseillers citoyens des Yvelines. En quoi cela a-t-il consisté ?

Cette rencontre s'inscrit dans un processus volontariste d’échange et de concertation des conseillers citoyens dans le cadre de rénovation des contrats de ville. Notre objectif est de faire figurer dans chaque protocole d’engagements réciproques et renforcés en cours d’écriture, des propositions concrètes émanant des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

De quelle manière avez-vous procédé ?

Le séminaire a permis de réunir 35 conseillers citoyens. Ils ont planché une demi-journée sur trois thématiques : l’émancipation par l’éducation et la culture, l’insertion professionnelle et le cadre de vie. Animés par les délégués du préfet, chaque groupe a fait émergé trois propositions d’actions concrètes, comme par exemple, la nécessité, pour les demandeurs d’emplois, d’avoir accès à des modes de garde très souples. Nous avons assisté à des échanges de qualité, particulièrement constructifs où les difficultés de fond n’ont pas été éludées. L’association des conseillers citoyens à l’élaboration de la politique de ville départementale constitue une véritable plus-value.

Cliquez ici pour télécharger le compte-rendu de la matinée d'échange du 8 juin

Quels sont d'après vous les principales difficultés que rencontrent les conseils citoyens pour faire entendre leur voix ?

Dans le département des Yvelines, tout comme ailleurs, nous avons été confrontés à des tentatives d’utilisation des conseils citoyens à d’autres fins que celles pour lesquels ils ont été créés. Il est par ailleurs parfois difficile pour certains conseils citoyens d’inscrire leur action dans la durée. Il ne faut pas oublier que les conseillers qui les composent sont des citoyens bénévoles et sans animation forte, la dynamique peut, à terme, s’essouffler.

Comment l'Etat « local » peut-il les soutenir ?

Nous sommes particulièrement attentifs à ce que les conseils citoyens constitués restent actifs. Dans cette perspective, nous avons fait le choix de financer un poste d’adulte-relais pour proposer un appui méthodologique, mais également, et surtout, une capacité d’animation. Ce médiateur, qui est un tiers neutre, aura également pour mission de structurer le réseau local des conseillers citoyens afin de permettre l’échange de bonnes pratiques et la valorisation des initiatives portées par les territoires.

 

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