A l’occasion de la définition du projet de territoire, l’équipe de développement social (EDL) de la Porte Pouchet, Porte de Clichy et Porte de St. Ouen, dans le 17ème arrondissement de Paris, décide de lancer un travail de concertation avec les habitants, qui durera toute l’année 2015. C’est sur ce solide socle de dialogue que va se créer le conseil citoyen. Durant 18 mois s’expérimente un dialogue serré entre les habitants et les institutions, autour du projet de quartier.

Conseilscitoyens.fr publie ici en exclusivité une note de valorisation rédigée par le CGET (Commissariat général à l'égalité des territoires). Pour retrouver l'ensemble de ces notes de valorisation, rendez-vous sur la "Boite à outils des conseils citoyens", sur le site du CGET, rubrique "Fiches d'expérience". 

Retour sur le conseil citoyen de Paris 17e, pour rendre compte des moments marquants de la vie de ce conseil citoyen actif et autonome.

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Pour contacter directement le conseil citoyen de Paris 17e, rendez-vous sur sa page Facebook: https://www.facebook.com/conseilcitoyen75017/

C’est vers la fin de 2014, à l’occasion de la construction du projet de territoire, que l’équipe de développement social (EDL) du 17ème arrondissement de Paris décide de prendre langue avec les habitants pour les impliquer dans la définition du projet. Une démarche d’information - autour du PRU - avait déjà été tentée en 2003 (présentation de trois projets et recueil des avis), mais entretemps, la loi de Février 2014 a donné une toute autre place aux habitants et l’équipe en prend acte : «La loi Lamy nous oblige à travailler autrement, au-delà de l’information, pour aller vers la co-construction, et nous invite aussi à aller vers les habitants que l’on ne voit jamais ».

L’équipe lance une démarche de proximité et va à la rencontre des habitants « là où ils se trouvent» : De mars à juin 2015 elle développe un travail assidu de prise de contact, distribue des tracts, envoie des mails, va à la rencontre des associations, du conseil de quartier (qui a un rôle consultatif et intègre peu habitants du quartier prioritaire)… Dans le cadre d’une dizaine d’«ateliers itinérants participatifs», elle investit les fêtes et les squares, le parc Martin Luther King, les structures du quartier (telles le centre social où elle rencontre notamment les femmes et mères du quartier avec les enfants lors des cours alphabétisation et recueille leurs points de vue en utilisant le photo-langage…) ; une animation se tiendra aussi dans le café « le Roitelet », « lieu incontournable du quartier » : le patron réserve une table dans une salle à côté, on invite ceux qui sont au comptoir, on liste leurs idées avec des post it, on les inscrit dans un paper bord…

La démarche de l’équipe est offensive et constructive : elle souhaite « bâtir la feuille de route pour le projet de territoire et comprendre comment les habitants se projettent dans la co-construction et pas seulement recueillir les doléances ». Pour «sortir du négatif, on demande des arguments, on incite à dire comment ils mettraient en place leurs idées », explique Christophe Hollaender, chef de projet.

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